Un vrai débat doit avoir lieu entre deux objectifs de société différents, et peut-être incompatibles :
 
Posséder toujours plus                 /                Etre plus heureux.

En vous montrant un point de vue différent de celui que véhiculent les média tous les jours, notre but est de vous inciter à considérer les deux options. Libre à vous de vous déterminer ensuite.
 
Nous faisons d'abord le constat que le modèle libéral ne contribue pas à la satisfaction des besoins humains, mais génère au contraire des inégalités, de l'insatisfaction, du malheur. L'indice de santé sociale , basé sur 16 indicateurs de qualité de vie, montre aux Etats-Unis un recul de 40% sur 25 ans, malgré une progression du PIB par tête de près de 70% sur cette période.
Des constats simples, corroborés par des éléments comme la consommation d'anti-dépresseurs, confortent l'idée que le développement, focalisé sur la consommation de biens matériels, ne permet pas la satisfaction des besoins humains . Il a bien sûr aussi des conséquences sur l'environnement, par exemple au niveau de l'effet de serre.
 
Nous analysons ensuite la façon dont le système fonctionne. Au niveau global, c'est la façon dont le concept de développement a priori positif et généreux a pris la forme d'un nouveau colonialisme et  permet l'exploitation des ressources au profit de quelques-uns. C'est l'agriculture mondialisée qui détruit l'environnement mais réduit aussi des paysans à la famine. C'est la façon dont nous sommes devenus esclaves des technologies censées nous servir. Dans nos sociétés, c'est la façon dont les citoyens sont manipulés pour devenir des consommateurs, et la façon dont la peur est utilisée pour restreindre nos choix ou nous manipuler, y compris dans le domaine de la santé . C'est encore la façon dont le système de consommation a été concentré au sein d'une grande distribution détentrice d'un pouvoir immense. C'est enfin la façon dont les choix de sociétés sont conditionnés par l'obsession des chiffres de l'activité économique qui pousse à apporter de mauvaises réponses aux problèmes posés.
 
Nous montrons ensuite que la croissance et la consommation ne peuvent pas être des réponses aux enjeux que constituent la satisfaction des besoins humains et le respect de l'environnement dans lequel vivront nos enfants. Le niveau de consommation de ressources et de production de déchets est déjà plus élevé que ce que notre planète peut supporter : notre mode de vie ne peut déjà plus être durable, le concept d'un développement durable qui permettrait de consommer toujours plus de biens matériels est donc un leurre. L'idée d'un progrès technique permettant de diminuer les impacts environnementaux de la consommation est battue en brèche par l'expérience qui prouve que ces éventuels progrès sont plus que compensés par les consommations supplémentaires qu'ils génèrent : c'est l'effet rebond. L'expérience, encore, montre que la croissance créatrice d'emploi est un leurre dans les sociétés occidentales dont les besoins matériels sont satisfaits depuis longtemps, qui souffrent de la mondialisation , et dans lesquelles la recherche d'une consommation maximale crée un cercle vicieux destructeur d'emploi et de qualité de vie.
Avant d'aborder la question des changements nécessaires, nous verrons qu'une crise est inévitable à court terme avec la fin du pétrole bon marché qui va remettre en cause toute l'économie mondialisée que nous connaissons aujourd'hui.
En guise de conclusion, nous essaierons de poser la question de la décroissance , en reposant d'abord la question des objectifs à atteindre avant de poser la question des moyens à mettre en œuvre.